Non, car il ne peut y avoir de revanche. Il ne faut pas opposer le cinéma indépendant au cinéma dit commercial, l’un a besoin de l’autre pour vivre, l’autre a besoin du premier pour se renouveler. Mais cette mise en avant incitera-t-elle les distributeurs et les exploitants à les proposer et à les programmer ? Incitera-t-elle les spectateurs à aller voir ces films en salle ?
Tant que des films occuperont plus de 600 salles à leur sortie, tant que les médias ne parleront que de ces films-là, les festivals auront beau primer des films roumains ou mexicains, beaucoup d’entre eux disparaîtront sans être restés plus d’une semaine en salle, et dans plus de deux salles en même temps. A qui la faute ?

Palme d’or : 4 mois, 3 semaines et 2 jours de Cristian Mungiu
Grand prix du Jury : La Forêt de Mogari de Naomi Kawase
Prix du 60ème anniversaire : Paranoïd Park de Gus van Sant
Prix du scénario : De l’autre côté de Fati Akin
Prix de la mise en scène : Le Scaphandre et le papillon de Julian Schnabel
Prix spécial du jury : Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaudet, et Stellet Licht de Carlos Reygadas
Prix d’interprétation féminine : Jeo Do-Yeon pour Secret Sunshine de Lee Chang-dong
Prix d’interprétation masculine : Constantin Lavronenko pour Le Bannissement d’Andreï Zviaguintsev
Palme d’or du court métrage : Voir pleuvoir de Lisa Miller
Caméra d’Or (1er meilleur long-métrage) : Meduzot, un film israélien de Edgar Keret et Shira Geffen

  Le Silence des agneaux (1991) : L'analyse d'un classique du thriller