Non, le cinéma de genre n’est pas qu’une espèce marginale ayant sa place seulement au bas des rayons poussiéreux des vidéoclubs. Et, bon sang, Extrême Cinéma est bien décidé à employer la manière forte pour que ceux qui sont persuadés du contraire se mettent bien ça dans le crâne une bonne fois pour toutes. En guise de manière forte, l’équipe d’Extrême a choisi pour fêter sa première décennie de nous concocter un menu Best Of aux petits oignons. Vous n’aurez pas le choix entre ketchup ou sauce blanche, les deux seront au menu. Du gore, du porno, du politiquement pas correct, de l’hérésie, du redneck bien azimuté, du zombie et des gros seins. Voilà la joyeuse carte qui vous attend sur les écrans de la rue du Taur. Cette année, la programmation ne s’articulera pas autour d’une seule thématique puisque la quinzaine offrira pas moins de onze sections plus ou moins garnies, accompagnées de soirées spéciales et de mini rétrospectives.

  2023 au Cinéma : Marvel vs DC, le Retour des Hunger Games, Napoléon par Ridley Scott et Wonka plus jeune que jamais!

Morceaux de choix : Pour ceux qui rêvent d’être propulsés dans l’Amérique de 1972 et d’assister à un grand moment du 7e art en découvrant le mythique Gorge Profonde sur grand écran, vous serez exaucés. Pour ceux qui pensent que Carla Bruni est décidément trop plate, le “saint des seins” Russ Meyer vous consolera, puisque seront programmés Hollywood vixens (aka La Vallée des plaisirs) avec sa formidable BO et le crépusculaire Mudhonney. Pour ceux qui pensent que Crocodile Dundee est bon pour la pêche à la mouche et que Komodo n’est qu’un gros lézard vert, Tobe Hooper remettra les pendules à l’heure avec son Crocodile de la mort. Pour ceux qui roulent encore les fenêtres ouvertes faute de climatisation en écoutant Lynyrd Skynyrd, Bobby Zombie vous présentera les Firefly avec son récent The Devil’s Rejects.

Il y aura aussi du Larry Cohen (Meurtres sous contrôle), du Dan O’Bannon (Le Retour des morts vivants), du John Waters (Hairspray), du John Frankenheimer (Black Sunday), du Takashi Miike (The Great Yokaï War), un habitué des lieux, et beaucoup d’autres choses. Indigestion garantie…