Premier fait notable, deux films récompensés aux Gloden Globes secouent les idées reçues : Le Secret de Brokeback Mountain (deux hommes ne pouvant s’aimer librement) et Transamérica, qui raconte l’histoire d’un transexuel (Prix de la meilleure actrice dans un drame). On voudrait montrer une nouvelle image des Etats-Unis que l’on ne ferait pas autrement.

Cette année, donc, le vainqueur est sans conteste Ang Lee. Le Secret de Brokeback Mountain, qui a déjà reçu l’automne dernier le Lion d’Or à Venise, a été couronné de quatre prix, dont celui du meilleur scénario et du meilleur réalisateur, étonnant quand on sait que les meilleures scènes des films de Ang Lee sont généralement réalisées par ses assistants. Ang Lee réussirait-il là où John Woo et Tsui Hark ont échoué ?

L’autre vainqueur est le film Walk the Line sur la vie de Johnny Cash, trois prix, meilleur film, meilleure actrice et meilleur acteur. Johnny Cash est décédé en 2002, depuis sa notoriété ne cesse de croître, c’est le seul chanteur folk à être aujourd’hui écouté par les nouvelles générations d’amateurs de rock alternatif.

Autres gagnants, les acteurs George Clooney et Rachel Weisz ont reçu les Golden Globes des meilleurs seconds rôles masculin et féminin, pour les films Syriana et The Constant Gardener. La série Desperate Housewives a gagné le prix de la meilleure comédie. Philip Seymour Hoffman, pour Capote, a remporté le prix dans la catégorie meilleur acteur dans un drame.

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Deuxième fait notable, agrémenté d’un petit cocorico, le prix du meilleur film étranger a été attribué à Paradise Now (les dernières vingt-quatre heures de deux hommes se préparant à un attentat-suicide), co-produit par la société française Lumen Film et distribué par Celluloïd Dreams, la structure de ventes internationales de Lumen.

Un souffle nouveau soufflerait-il sur les festivals récompensant si ce n’est des films engagés des films porteur de messages plus ou moins forts ?